
La Mère Rouge
7 octobre 2007

Petit mot: Encore une fois, ce texte a été écrit dans le cadre de mon cours de français.
J’ai décidé d’écrire l’histoire autour d’une excellente chanson : Hijo de la luna de Mercano. Il s’agit d’un groupe espagnol des années 90.J’ai donc écouté la chanson et ensuite j’ai écrit l’histoire que celle-ci racontait en y ajoutant quelques petites choses.
De plus, j’ai nommée la femme Helena c’est parce que ce nom vient du grec (Séléné) et signifie La Brillante.
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C’était une nuit débordante d’étoiles, où la lune, plus blanche que jamais, éclairait le monde d’en haut.
Cette nuit là, une gitane du nom de Helena gravit la montagne d’où l’on pouvait voir la majestueuse lune. Elle avait un teint foncé et les cheveux d’un noir de jais.La petite s’agenouilla, des larmes coulant sur ses joues, et implora le ciel d’exaucer sa demande. Helena ne voulait qu’une seule chose, enfin trouver l’amour. La jeune fille ne rêvait que de cela, pouvoir compter sur quelqu’un qui l’aimerait plus que tout au monde. Ce fut alors que la dame lunaire, dans un faisceau de lumière, s’adressa à la gitane :
« Tu auras ton homme, mais à la seule condition que tu portes mon enfant et que tu me le remettes dès qu’il sera né »
Helena, malgré la douleur qu’elle ressentait à l’idée de remettre son enfant à la lune, accepta la proposition. Mais, avant de partir, elle lui demanda :
« Lorsque le petit pleurera, comment comptez-vous le bercer si vous ne possédez pas de bras? »
À cette question, la lune, un peu hésitante répondit :
« Il s’agit d’un très ancien secret gardé par les étoiles et les astres de notre monde. »
Helena quitta alors la montagne, triste de perdre un enfant, mais heureuse de gagner un mari.
Quelques jours plus tard, un homme arriva dans le village. Il avait la peau très foncée et un regard si séduisant qu’Helena en tomba follement amoureuse. Le jeune garçon, qui n’était pas non plus insensible au charme de la jeune fille, fut immédiatement, comme par un envoûtement, attiré par elle. Peu de temps après, les fiançailles furent annoncées et rapidement, le mariage eut lieu. Helena, qui n’avait jamais oublié le pacte qu’elle et la lune avaient conclu, fut attristée d’apprendre qu’elle était enceinte.
Elle savait très bien que cet enfant n’était pas le sien et encore moins celui de son époux, mais elle ne put s’empêcher de ressentir un lien profond entre elle et le petit qui était en train de pousser dans son ventre.
Après un merveilleux cycle de neuf mois, la gitane mit au monde l’enfant dans une petite cabane, en compagnie d’une sage femme et de son mari qu’elle aimait tant. Durant l’accouchement, il lui tint la main dans un signe de soutien, d’encouragement et d’amour éternel. Quand le travail fut accompli, la dame prit alors le nouveau-né, le nettoya et l’enveloppa dans une épaisse couverture blanche. Lorsque ceci fut fait, elle présenta l’enfant aux parents. C’était un petit garçon magnifique, un bébé parfait. Mais, étrangement, malgré la couleur de peau foncée qu’avaient les parents, l’enfant était plus blanc que la neige. Ses pommettes grises le faisait ressembler au fils d’un albinos et non pas celui d’un gitan.
Helena sortit enfin de la cabane où elle avait donné naissance au fils de la lune qu’elle tenait dans ses bras. Son mari était à ses cotés, toujours ignorant de l’identité de l’enfant, mais pourtant très distant. Il emmena alors sa femme et le petit garçon se promener à l’écart du village. Il se rendit jusqu’au pied de la montagne où jadis, Helena avait supplié de rencontrer son âme sœur. Il invita alors la jeune fille, qui tenait fermement le poupon dans ses bras, à monter au sommet de la montagne et à admirer la lune. La belle gitane était très intriguée, mais l’amour qu’elle ressentait pour l’homme qui partageait sa vie la rendit aveugle.
Arrivé au sommet, la famille baignait dans les rayons doux de la lune. Ce fut à ce même moment que l’homme se retourna et regarda sa femme d’un air dégoûté. Il s’avança, l’empoigna, sortit de son manteau une dague et poignarda Helena. Il cria alors que celle-ci l’avait trompé avec un blanc.
Lorsque l’objet transperça le cœur de la jeune mère, elle laissa tomber sur un amoncellement de roches le nouveau-né qui alla s’écraser, fracassant son petit crâne fragile sur les rochers. Au sommet de la montagne, le sang, scintillant sous les rayons de fureur de la lune d’argent, brillait comme une rivière de rubis.
La lune récupéra alors l’enfant et, pour sécher ses pleurs, panser ses blessures et le rassurer, elle décrut et ainsi, lui fit un berceau de lumière. Mais, malgré tout ses efforts, la plaie laissée par son passage sur la terre eut raison du garçon. C’est pourquoi, encore aujourd’hui, la lune, rouge de colère, monte dans le ciel et cherche désespérément un autre enfant.
