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Hermi et Voldy, Pour la Vie!

7 octobre 2007

 

 

Petit mot: Si j’ai écris cette parodie romantique c’est parce que Ploum me l’a obligé! C’est dur la vie!

Résumé: C’est l’histoire la plus romantique au monde entre Hermione Granger et Tom Jedusor!

Rating: Tout publique, mais comporte un language assez cru.

 

 

 

 

http://viskii.deviantart.com/

 


     

C’était une magnifique journée d’été où les plantes demandaient grâce au soleil qui brillait de mille feux…

Arrrgg, c’est nul comme début, je change!

C’était un soir sans lune, rude et doux à la fois. Les rayons de…

ARRGGG, c’est encore plus nul! Je ne peux pas avoir de rayon s’il n’y a pas de lune! Et en plus, rude et doux à la fois ça ne veut absolument rien dire. Merde que c’est chiant faire une intro! Ah et puis, ils n’auront qu’à s’en passer et à imaginer.

  

Alors je commence ma super histoire!

Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants!

Mouais, c’est pas terrible…et je fais pas 15 lignes. Je vais essayer d’en mettre un peu plus…

  

Il était une fois, un jeune homme qui s’appelait Tom. Ce garçon n’avait pas une très bonne réputation puisque 1 ans auparavant, il avait essayé de tuer Harry Potter, le Survivant. Mais par chance, Harry était encore en vie et Tom avait perdu tout ces pouvoirs. Et oui, le voila crocmol dans un monde de sorcier où il aspirait au pouvoir. A présent, c’était Harry le maitre du monde et tous, devait exécuter ces ordres.

L’ex Lord Voldemort s’était donc retiré dans un petit village paisible et secret d’environ 1 million d’habitant pour jouer aux échecs et regarder les pissenlits pousser.

Puis un jour, il l’a vit! Elle était grande, belle, gentille, intelligente et il avait essayé de la tuer un an plus tôt. Et oui, c’était Hermione Granger!

Tom, tout timide s’approcha d’elle et lui dit :

- Hey comment vas-tu! Ça fait un bout de temps que je ne t’ai pas vu! Qu’elle coïncidence de se croiser ici!

- Oui…c’est incroyable de se croiser dans la plus grosse ville de Grande Bretagne!

- Oui c’est exactement ce que je me disais! Et sinon, quoi de neuf

- Ohh rien rien, je suis aurore au ministère de la magie et je vais bientôt me marier avec Neville…

- Le petit gars qui a perdu ses parents suite au sortilège Endoloris?

- Ouais, c’est lui.

- Mais c’est un minable! Pourquoi te marier avec lui?

- Ben justement, il me fait pitié…

- Pars avec moi! Et nous vivrons heureux jusqu’au dernier jour de notre vie!

Hermione le regarda avec des yeux gros comme deux melon, rien de bien séduisant!

- Tu es sérieux? Lui dit-elle

- Bien sûr, depuis le premier jour où j’ai essayé de te tuer, je savais que tu étais la femme de ma vie!

- Pour vrai…OHHHH Tom, depuis le premier jour où je t’ai vu essayé de me tuer j’ai su que tu étais l’homme idéal!

- Alors qu’attendons-nous pour partir sur mon balai, au loin dans la vallée éclairé par un romantique couché de soleil? Demanda le bel homme

- On attend la conne qui est en train d’écrire l’histoire et de se marrer derrière son ordi!

  

Ouais ouais, j’arrive! Bon alors eum…

 

Ils partirent et eurent beaucoup d’…

- Na mais c’est à chier comme fin!! Cria Tom, il y a même pas une touche de romantisme!

- Ouais, moi je l’aimais bien l’idée du coucher de soleil…

Ok, donc

 

Ils partirent dans la vallée éclairer par un coucher de soleil et eurent beacoup…

- Et ça ce dit écrivaine!! Non mais c’est quoi ce truc? Interrogea Hermione

C’est une fin!

- Ben tu es nulle pour les fins! Mets un adjectif!

Vous savez que j’ai accès à la touche DELETE, donc si vous continuez à me faire chier je risque de l’utiliser!

  

Je disais…

 

ils partirent dans la vallée, éclairés par un magnifique coucher de soleil aux couleurs dorés. Le vent léger caressait..

- STOP!! Hurla Hermione. C’est une histoire pour tout âge! Tu peux pas mettre le mot caresser, c’est pervers! Déjà que ton vocabulaire laisse à désirer…

Na mais qu’est-ce qu’il a mon vocabulaire? Il est très bien! On appelle ça un vocabulaire familier!

Bon…

 

Ils partirent dans la vallée, éclairés par un magnifique coucher de soleil aux couleurs dorés. Le vent léger berçait les deux tourtereaux qui ne pensaient qu’à se rejoindre dans une chambre d’hôtel..

- Un Hôtel? Mais c’est quoi ce truc débile, plus con que ça tu meures! Interrompit Tom

Moi je l’aime mon idée d’hôtel! Donc tu te la fermes et tu joues ce que j’écris!

- Ah et tu as pas dit qu’on partait en balai, dit la jeune fille

Tu sais où tu peux te le mettre le balai?

- Et Neville dans tout ça? Il faut que tu en parles. Après tout je suis fiancée avec lui, expliqua la petite pimbêche de sorcière qui est vraiment en train d’énerver l’auteure.

Na, pas besoin, il est mort!

- Il est mort!! Dit Hermione dans un mélange de cris et de larmes

Ouais, c’est moins compliqué le faire mourir!

Bon et bien c’est tout.

   

Hermione et Tom partirent sur un balai dans la vallée, éclairés par un magnifique coucher de soleil aux couleurs dorés. Le vent léger berçait les deux tourtereaux qui ne pensaient qu’à se rejoindre dans une chambre d’hôtel. C’est ainsi que ce termine la plus grande histoire d’amour de tous les temps! Ils finirent par se marier et eurent beaucoup d’enfants!

   

C’est ainsi que se termine la plus grande histoire de tout les temps!

Après Tristan et Iseult, Roméo et Juliette, le chocolat et les noix, le céleri et le fromage…

 

Voici Hermi et Voldy, Pour la Vie!

 

 

 

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La Fille à la Robe Noire

7 octobre 2007

 

 

Petit mot: J’ai fait ce texte dans le cadre de mon cours de francais. Donc, avec un maximum de mots à respecter je suis assez heureuse du résultat!Je crois également que ces quelques citations résument assez bien l’histoire.La vie est un duel avec les ombres qui vous détestent.
Guillaume Durand

Tout ce que nous voyons n’est qu’une ombre projetée par les choses que nous ne voyons pas
Martin Luther King

Les vivants ne sont pas des ombres. Ce sont peut-être des morts enveloppés de vêtements et qui brillent.
Pascal Quignard
Rating: Tout Public

http://princess-of-shadows.deviantart.com

 

 


En cette belle matinée de juin, le soleil venait de faire son apparition, déversant sa lumière blanche sur le monde. Mais, malgré le merveilleux samedi qui était en vue, Abigaël était tracassée. En effet, le bal des finissants avait lieu dans une semaine et la jeune fille n’avait pas encore déniché la tenue idéale. Abigaël était ravissante, très populaire et comme toutes filles convoitant la couronne de la reine de la soirée, il fallait qu’elle se procure une robe royale. Elle partit donc dans le centre-ville de Montréal à la recherche de la perle rare.Après plusieurs heures de magasinage, aucun des accoutrements observés n’avaient su combler ses attentes. Abigaël décida alors de rentrer chez elle, totalement désespérée et critiquant toutes les tenues, insinuant que les créateurs étaient incompétents. Ce fut à ce même moment qu’elle vit la plus belle robe au monde. Elle était noire, possédait un corset et était recouverte de dentelle de même couleur. Elle ressemblait à celles que portait la noblesse autrefois.Abigaël entra, décidée, dans la petite boutique et alla aussitôt admirer la ravissante pièce qui trônait sur le mannequin. La robe, qui était de taille idéale, était faite pour elle. Lorsque la jeune fille se retourna pour trouver le propriétaire de l’endroit, elle remarqua qu’elle se trouvait dans une très ancienne boutique médiévale.   

Une femme d’allure assez âgée s’avança alors vers elle :
« Magnifique n’est-ce pas? C’est une véritable œuvre d’art », avoua la dame sous le ton de la conversation en admirant la toilette dans la vitrine.
« Oui, elle est vraiment sublime et dites-moi, elle est à combien? », interrogea la jeune fille qui fixait machinalement la robe de peur qu’elle ne s’envole.
La femme la regarda un instant et lui annonça que le magasin allait bientôt fermer ses portes et que donc, elle consentait à la lui offrir gratuitement. Mais avant qu’Abigaël ne puisse la remercier, la propriétaire lui lança un avertissement :
« Vous faites ce que vous voulez bien sûr, mais si j’étais vous, j’éviterais de porter cette robe sous les rayons de la lune.»
La jeune fille quitta alors le magasin un peu intriguée et croyant la dame totalement démente.

La semaine s’était écoulée et laissa sa place à la grande soirée où l’excitation régnait. Abigaël s’était pomponnée toute la journée et venait tout juste de terminer de se coiffer. Elle enfila alors la robe noire, ajusta le corset et s’admira dans la glace. Ses cheveux bruns foncés et la magnifique tenue faisaient ressortir ses éclatants yeux bleus qui brillaient dès lors comme deux zircons. Son léger maquillage la rendait encore plus belle, accentuant la couleur rosée de ses lèvres. Quand elle eut terminé, Abigaël sortit à l’extérieur attendre ses amis qui devaient venir la chercher dans une immense voiture de luxe.

Lorsqu’elle fut dehors, Abigaël remarqua que la lune brillait dans le ciel étoilé qui surplombait le monde. Elle se souvint ainsi de ce que lui avait dit la dame de la boutique au sujet de la robe. En pensant à son avertissement, elle ne put s’empêcher d’éclater de rire. Abigaël s’avança et c’est alors que les rayons lumineux de la dame lunaire embrassèrent le tissu soyeux de la robe noire. La jeune fille commença à se sentir de plus en plus mal, comme si quelque chose de malsain sortait de son corps. À ce moment-là, elle vit sur le sol son ombre, mais malgré le fait qu’elle se torde de douleur, l’ombre ne bougeait pas. La silhouette noire resta immobile un moment avant de prendre forme et consistance. Abigaël était terrorisée et pouvait à présent voir son reflet dans ses propres yeux, les yeux de l’ombre. Avant même qu’elle ne puisse faire un geste et s’enfuir, l’ombre sortit une dague très ancienne où il était inscrit les mots « obscurus umbra » et la poignarda.

Le corps d’Abigaël ne fut jamais retrouvé malgré les nombreuses recherches. La seule chose qui restait devant la maison de la jeune fille c’était la robe du soir. Elle fut d’ailleurs rachetée par la dame du magasin qui la lui avait donnée.
Mais après encore toutes ses années, certaines personnes sont prêtes à jurer avoir vu l’ombre de la jeune fille se promener les soirs de pleine lune.

 

 

 

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La Perle de Verre

7 octobre 2007

Petit mot: J’ai bien aimé écrire cette histoire, je me suis amusée à créer l’ambiance idéale d’une boutique pas très ordinaire…Rating: Pour tout public

 

 

 

http://tomwilcox.deviantart.com/


La première neige de l’hiver venait de faire son apparition et recouvrait à présent le paillasson d’une ancienne boutique. Celle-ci était abandonnée depuis de nombreuses années et puisque les habitants de ma ville étaient peu nombreux, personne ne prit l’initiative d’aller voir de plus près ce qui s’y logeait.
Étrangement, ce fut seulement après une trentaine d’années d’existence que l’un de mes plus chers amis et moi allâmes inspecter le petit commerce.
Nous étions encore très jeunes : de simples gamins en culottes courtes, comme disaient les plus vieux. Mathieu et moi avions pris la décision de laisser derrière nous les jeux enfantins tels le ballon et la marelle pour nous attaquer à la découverte de phénomènes inexplicables. Ce fut ainsi que mon copain m’entraîna vers la fameuse boutique. L’immense porte faite entièrement de vitraux était fermée, mais entre nous, ce n’était certainement pas ça qui allait nous arrêter. À deux, nous enfonçâmes la porte et nous nous retrouvâmes au centre de la pièce. J’étais très inquiet, j’avais toujours eu une grande peur des réprimandes alors que Mathieu voulait en voir davantage même si cela lui avait valu maintes fois la fessée.   

Nous nous mîmes alors à fouiller dans tous les tiroirs et étagères qu’il y avait à notre portée. Cela ne prit pas de temps à Mathieu pour se rendre compte que nous nous trouvions dans une boutique de sorcellerie. L’odeur d’encens, les cartes de tarots, les racines de sauge à moitié brulées et les livres de potions et d’incantation mirent sur la voie nos jeunes esprits.
Moi, contrairement à mon ami, j’avais envie de fuir les lieux au plus vite, mais je n’allais quand même pas agir comme une poule mouillée devant lui!
Après quelques minutes passées à tout inspecter, Mathieu mit la main sur un objet étrange. Il avait la forme d’une boule de cristal et reposait sur le même genre de socle, par contre, sa couleur opaque me fit plutôt penser à une perle démesurée.
Je ne m’étais pas trompé puisque Mathieu enleva la poussière sur une petite étiquette où les mots « Perle de Verre » étaient inscrits.

Toute cette histoire devenait vraiment de plus en plus excitante! Mathieu s’imagina alors être le grand détective Sherlock Holmes. Pendant qu’il rêvait, je sillonnais les pages d’un grand grimoire qui ne portait aucun titre, ni même une maison d’édition. Je finis par trouver ce que je cherchais à la page soixante-six du bouquin. J’appelai alors Mathieu et je me mis à lire :

« La perle de verre est un objet très mystérieux qui mérite que l’on s’en serve intelligemment. Elle n’a pas de but précis, si ce n’est que de rendre plus transparent que le verre celui ou celle qui décide de lire la formule…»

J’avais arrêté ma lecture au mot formule et je m’étais retourné vers Mathieu. Celui-ci me regarda avec un immense sourire qui en disait long sur ce qu’il voulait faire! J’étais totalement contre, mais il savait trop bien comment m’amadouer. Je lui remis alors entre les mains le grimoire même si l’envie n’y était pas. Avant de commencer l’incantation, il se retourna et s’écria :

« Lorsque je serai invisible, je vais aller botter les fesses de Charbonneau! »

Je m’étais un peu éloigné et je le regardais attentivement, je ne le quittais pas des yeux une seule seconde. Il commença alors à réciter la formule :

« C’est devant toi, chère perle de verre,
Que je demande à laisser passer la lumière
C’est devant toi, mon beau miroir
Que je demande à ne plus me voir
C’est devant toi, ô grande magie
Que je demande à ne plus être ici »
Au même moment où ces mots raisonnèrent, Mathieu s’évapora dans la nature ne laissant derrière lui qu’un grimoire enseveli sous une couche de cendre rougeâtre.
J’étais devenu blême, je ne n’étais plus capable de bouger un seul de mes membres. Lorsque je retirai finalement mes yeux du tas de poussière, je remarquais quelque chose d’abominable. La boutique en entier était faite de verre et à présent, je pouvais voir Mathieu se promener comme un fantôme dans les murs. Son visage ensanglanté ne cessait de me fixer comme on fixe un coupable. Son corps chétif se refletait en mille images ainsi sur les miroirs de telle sorte que Mathieu se trouvait partout au même moment.

L’année dernière, j’avais essayé d’aller le rejoindre en traversant mon miroir, mais je n’avais pas réussi.
Encore aujourd’hui, avec d’innombrables cicatrices, je le vois toujours et j’en deviens fou.

 

 

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Sang d’Encre

7 octobre 2007

 

Petit mot: Ceci était le texte de préparation à la grande production d’écriture qui a eue lieu le 3 mai dernier.
J’ai donc recopié le texte sur mon ordi et je vous le présente aujourd’hui.
Rating: Tout Public

 

http://mimiwood.deviantart.com/



La nuit venait de tomber, engloutissant la petite ville qui était à présent plongée dans l’obscurité. Une seule lumière était encore allumée : celle de la minuscule librairie de Mr. Tronk. Cet homme avait vécu toute son enfance entre les murs de cette boutique, sentant l’odeur du papier neuf et essuyant les taches d’encre sur les tapis. Malheureusement, son épouse s’était noyée le printemps passé et depuis, il ne cessait d’écrire pour oublier la peine qui le rongeait.Lors d’une nuit où les nuages cachaient les étoiles, Mr. Tronk s’assit dans sa chaise et commença à admirer la photo de sa défunte femme. Celle-ci était jeune et belle, mais la photo, elle, avait vieilli avec les années. Le jeune homme se mot alors à pleurer :
« Pourquoi est-elle morte? Mais pourquoi elle? »
Il essuyait ses yeux où tant de larmes avaient déjà coulé lorsque quelqu’un frappa à la porte. Mr. Tronk alla ouvrir, mais il n’y avait personne. Par contre, sur le sol, il vit un petit paquet enveloppé grossièrement à l’aide d’un papier noir.Il entra la petite boîte à l’intérieur de sa demeure et l’ouvrit. Le colis contenait un très beau livre dont la couverture était recouverte de pierres précieuses. Les pages, elles, étaient encore totalement vierges. Il y avait également une plume noire et un encrier comme Mr. Tronk n’en avait jamais vu auparavant. L’homme, très anxieux, tourna la première page du bouquin et vit qu’un titre avait déjà été inscrit à l’encre. Il était griffonné :
« Pourquoi est-elle morte? Pourquoi elle? »

 

 

Mr. Tronk laissa tomber le livre sur le sol et recula, empoignant le chapelet doré qui ornait son cou. Le jeune homme n’arrêtait pas de se demander comment un objet de la sorte pouvait être à présent en sa possession. Puis, admirant la couverture scintillante, comme appelé par quelqu’un, il prit le bouquin dans ses mains et sans réfléchir, l’ouvrit, trempa la plume dans le petit encrier de forme triangulaire et commença à écrire.

Les mots se mirent à s’enfiler pour former des phrases et bien plus tard, des chapitres interminables. Une vague d’inspiration comme il n’en avait jamais eue monta en lui. Mr. Tronk écrivit rapidement l’intrigue, comme s’il n’était devenu qu’un pantin de bois dirigé par « le malin ». Il avait bientôt terminé son récit lorsqu’il finit par comprendre ce qu’il écrivait dans le livre. Terrifié, il réalisa qu’il venait de rédiger l’histoire de la mort tragique de son épouse. Il n’était pas présent lorsque celle-ci s’était noyée dans le lac, mais c’était lui qui avait découvert sa dépouille le matin venu. Mr. Tronk avait tout de même été capable de décrire en détail tous les événements, alors que lui-même les ignorait.

L’homme trempa une dernière fois la plume dans l’encre, mais ce n’était pas lui qui contrôlait ses mouvements. Il regarda alors sa main écrire le tout dernier mot du texte : fin. Lorsque la dernière lettre fut dessinée sur le papier, l’encre changea de couleur et devint rouge sang. Les mots, comme la chair, se mirent à saigner sans vouloir s’arrêter. Le livre commença alors à prendre forme. Mr. Tronk s’écarta sans perdre de vue « la bête » qui se formait sous ses yeux. Il était mortifié, figé sur place comme les fondations d’un bâtiment. Debout, devant lui, se tenait un homme ou plutôt ce qui devait être un homme. Il avait le visage tordu, mais on pouvait encore lire sur ses lèvres une très grande joie.

La chose avança lentement puis, elle regarda l’homme dans les yeux avant de lui chuchoter :
« Tu veux savoir pourquoi elle est morte? Parce que je le voulais! »
À ces mots, une fumée blanche sortant de la bouche de Mr. Tronk alla se glisser dans celle de l’être démoniaque.

Le lendemain matin, au moment où le soleil commençait à se réveiller, le laitier entra dans la librairie et découvrit la carcasse squelettique de l’ancien propriétaire. On trouva également près du corps un petit livre à la couverture merveilleuse, mais aux pages totalement blanches.

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La Mère Rouge

7 octobre 2007

 

 

 

Petit mot: Encore une fois, ce texte a été écrit dans le cadre de mon cours de français.
J’ai décidé d’écrire l’histoire autour d’une excellente chanson : Hijo de la luna de Mercano.  Il s’agit d’un groupe espagnol des années 90.
J’ai donc écouté la chanson et ensuite j’ai écrit l’histoire que celle-ci racontait en y ajoutant quelques petites choses.

De plus, j’ai nommée la femme Helena c’est parce que ce nom vient du grec (Séléné) et signifie La Brillante.

Rating: Tout Public

 

 

 

http://tenofswords.deviantart.com/



C’était une nuit débordante d’étoiles, où la lune, plus blanche que jamais, éclairait le monde d’en haut.
Cette nuit là, une gitane du nom de Helena gravit la montagne d’où l’on pouvait voir la majestueuse lune. Elle avait un teint foncé et les cheveux d’un noir de jais.La petite s’agenouilla, des larmes coulant sur ses joues, et implora le ciel d’exaucer sa demande. Helena ne voulait qu’une seule chose, enfin trouver l’amour. La jeune fille ne rêvait que de cela, pouvoir compter sur quelqu’un qui l’aimerait plus que tout au monde. Ce fut alors que la dame lunaire, dans un faisceau de lumière, s’adressa à la gitane :
« Tu auras ton homme, mais à la seule condition que tu portes mon enfant et que tu me le remettes dès qu’il sera né »
Helena, malgré la douleur qu’elle ressentait à l’idée de remettre son enfant à la lune, accepta la proposition. Mais, avant de partir, elle lui demanda :
« Lorsque le petit pleurera, comment comptez-vous le bercer si vous ne possédez pas de bras? »
À cette question, la lune, un peu hésitante répondit :
« Il s’agit d’un très ancien secret gardé par les étoiles et les astres de notre monde. »
Helena quitta alors la montagne, triste de perdre un enfant, mais heureuse de gagner un mari.

 

 

Quelques jours plus tard, un homme arriva dans le village. Il avait la peau très foncée et un regard si séduisant qu’Helena en tomba follement amoureuse. Le jeune garçon, qui n’était pas non plus insensible au charme de la jeune fille, fut immédiatement, comme par un envoûtement, attiré par elle. Peu de temps après, les fiançailles furent annoncées et rapidement, le mariage eut lieu. Helena, qui n’avait jamais oublié le pacte qu’elle et la lune avaient conclu, fut attristée d’apprendre qu’elle était enceinte.
Elle savait très bien que cet enfant n’était pas le sien et encore moins celui de son époux, mais elle ne put s’empêcher de ressentir un lien profond entre elle et le petit qui était en train de pousser dans son ventre.

Après un merveilleux cycle de neuf mois, la gitane mit au monde l’enfant dans une petite cabane, en compagnie d’une sage femme et de son mari qu’elle aimait tant. Durant l’accouchement, il lui tint la main dans un signe de soutien, d’encouragement et d’amour éternel. Quand le travail fut accompli, la dame prit alors le nouveau-né, le nettoya et l’enveloppa dans une épaisse couverture blanche. Lorsque ceci fut fait, elle présenta l’enfant aux parents. C’était un petit garçon magnifique, un bébé parfait. Mais, étrangement, malgré la couleur de peau foncée qu’avaient les parents, l’enfant était plus blanc que la neige. Ses pommettes grises le faisait ressembler au fils d’un albinos et non pas celui d’un gitan.

Helena sortit enfin de la cabane où elle avait donné naissance au fils de la lune qu’elle tenait dans ses bras. Son mari était à ses cotés, toujours ignorant de l’identité de l’enfant, mais pourtant très distant. Il emmena alors sa femme et le petit garçon se promener à l’écart du village. Il se rendit jusqu’au pied de la montagne où jadis, Helena avait supplié de rencontrer son âme sœur. Il invita alors la jeune fille, qui tenait fermement le poupon dans ses bras, à monter au sommet de la montagne et à admirer la lune. La belle gitane était très intriguée, mais l’amour qu’elle ressentait pour l’homme qui partageait sa vie la rendit aveugle.

Arrivé au sommet, la famille baignait dans les rayons doux de la lune. Ce fut à ce même moment que l’homme se retourna et regarda sa femme d’un air dégoûté. Il s’avança, l’empoigna, sortit de son manteau une dague et poignarda Helena. Il cria alors que celle-ci l’avait trompé avec un blanc.
Lorsque l’objet transperça le cœur de la jeune mère, elle laissa tomber sur un amoncellement de roches le nouveau-né qui alla s’écraser, fracassant son petit crâne fragile sur les rochers. Au sommet de la montagne, le sang, scintillant sous les rayons de fureur de la lune d’argent, brillait comme une rivière de rubis.

La lune récupéra alors l’enfant et, pour sécher ses pleurs, panser ses blessures et le rassurer, elle décrut et ainsi, lui fit un berceau de lumière. Mais, malgré tout ses efforts, la plaie laissée par son passage sur la terre eut raison du garçon. C’est pourquoi, encore aujourd’hui, la lune, rouge de colère, monte dans le ciel et cherche désespérément un autre enfant.

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La Douleur de l’Ange

7 octobre 2007


Petit mot: C’est une petite histoire que j’ai écrite dans le cadre de mon cours de français. Ça été très difficile pour moi de me mettre à la place de ces gens, qui au contraire de moi, n’ont pas vécu l’enfance qu’ils étaient en droit d’attendre.Rating: Déconseillé -12 ans

 

 

 

http://airamana.deviantart.com/


Dans la pénombre de la pièce on pouvait distinguer, suspendu au plafond, une corde rigide et en dessous, un tabouret en bois. Un peu plus loin était assise une femme. Celle-ci avait un regard ténébreux, une chevelure noire et avait un corps si magnifique qu’on aurait pu croire qu’elle était un ange. De ses mains frêles et tremblantes, elle prit une feuille de papier et un crayon, puis elle commença à rédiger sa lettre.
Je me nomme Sandie Mattieu et j’écris, puisque ceci est pour moi une délivrance.
Lorsque je n’étais qu’une fillette de quatorze ans, j’habitais dans une petite maison de Cartierville à Montréal.
Étant jeune, j’étais toujours enjouée, mais tout changea l’espace d’une nuit. Il faisait froid et je devais me cacher sous les couvertures pour ne pas frissonner. J’entendis des grincements dans l’escalier et ma porte s’ouvrit. Je ne savais pas de qui il s’agissait, j’étais trop frigorifiée pour regarder. J’avais alors senti quelque chose se glisser dans mon lit, longer ma cuisse et s’arrêter un peu plus haut. J’étais horrifiée, mais mon père me dit de me taire et ce fut ce que je fis.  

Je n’arrivais pas comprendre ce qui s’était produit. C’était mon père! À ce moment là, je ne ressentais que du dégoût pour lui, mais j’étais également apeurée. Il fallait que je le dise, c’était la seule solution. J’avouai donc tout lors du petit déjeunée. Ce fut le grand silence avant que ma mère ne me traite de menteuse. J’essayais de trouver, dans le regard de mes frères et de l’orpheline qui habitait chez nous en échange d’un peu d’argent, un brin de soutien, mais il n’y eut rien. Je montai donc dans ma chambre et je commençai à pleurer. Mon grand frère était alors venu me réconforter. Il m’avait dit que je devais avoir rêvé puisque maman se réveillait à chaque bruit dans la maison. Elle aurait donc du entendre papa ce qui n’était pas le cas. Je fini par croire qu’il avait raison, mais durant 3 mois, il revint toutes les nuits…

J’en avais assez! Je sentis que si je restais il allait finir par aller plus loin. Je profitai donc de l’absence de mes parents pour quitter la maison.
J’étais vulnérable, sans argent, sans culture et sans toit. Je ne possédais rien, j’étais désespérée. De plus, je mangeais peu et je dormais dans les parcs. Malgré tout cela, il était hors de question que je retourne chez moi. J’avais fini par faire la connaissance d’un homme et grâce à lui j’avais trouvé un travail. C’était loin d’être un boulot dont on pouvait se vanter, mais au moins ça payait le loyer.

Cela faisait dix ans que j’étais partie. J’étais devenue populaire dans mon milieu et assez riche pour une fille de petite vertu. J’avais essayé d’avoir des nouvelles de ma mère auprès de mes frères, mais rien. J’aimais ma mère de tout mon cœur, je l’adorais. Je savais qu’elle aurait voulu me protéger. Par contre, j’avais besoin qu’elle comprenne ce que j’avais vécu. Je pris alors la décision d’aller la voir.
Je frappai à la porte et c’était elle qui répondit. Ma mère me prit dans ses bras, me fit entrer et nous nous assîmes pour mieux discuter. Je lui avais alors tout expliqué : tout ce que papa m’avait fait et tout le malheur que cela avait engendré.

Elle me fixa un instant puis elle me dit de ne pas exagérer…après tout, il ne m’avait pas pénétré. À ces mots, je compris tout. J’étais lucide. Comment avait-elle pu ne pas entendre papa monter les escaliers alors qu’elle entendait une souris grignoter du fromage? Si la rumeur selon laquelle papa m’avait agressé s’était répandu, maman aurait perdu la garde de l’orpheline et donc l’argent qui venait avec elle.
C’était clair, ma mère le savait!

Sandie déposa son crayon, s’avança dans la noirceur de la pièce, puis on entendit seulement un ange tomber sans atteindre le sol.